| | | "la volonté et le contrat" | |
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| Auteur | Message |
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floyd Prolétaire

 Age: 24 Études: licence Loisirs: Ski, snow, basket, musique, guitare... Nombre de messages: 14
 | Sujet: "la volonté et le contrat" Lun 29 Déc - 23:11 | |
| Bonjour,
J'ai un petit probleme, voila je débute en droit et notre prof nous demande de faire ce sujet "la volonté et le contrat". Seulement n'ayant jamais fait de dissertation de droit je ne sais pas du tout comment m'y prendre... Je sais qu'il faut faire 2 parties, je suppose que ce sera I. La volonté et II. le contrat, et ensuite deux sous parties dans chaque parties... Mais après je n'arrive pas à démarrer, je ne sais par où commencer et comment... Merci d'avance pour quelques explications... |
|  | | Alexico Immunis

 Age: 23 Études: L3 droit privé Paris1 Panthéon-Sorbonne Loisirs: Guitare, basket, lecture, cinéma...romantique! Nombre de messages: 167
 | Sujet: Re: "la volonté et le contrat" Lun 29 Déc - 23:43 | |
| Euh ce n'est pas pour être méchant. Tout d'abord : sur les forums il faut se présenter avant de demander de l'aide. Pour ma part je transgresse facilement les règles et je dirais qu'un plan "la volonté et le contrat" avec I la volonté et II le contrat ce n'est pas un bon plan puisque le "et" marque qu'il faut que le lien entre les deux apparaisse dans tes deux parties Si tu te réfères à ton cours tu vois qu'en gros un contrat est formé par la rencontre des volontés, qui s'exprime par l'échange des consentements (la volonté c'est l'assentiment dans le for intérieur tandis que le consentement est la manifestation perceptible dans le monde sensible de la volonté). Le contrat est alors formé par la seule rencontre des consentements, manifestations de la volonté : solo consensu. En revanche, un des premiers points de critique est le fait que certains contrats nécessitent plus que la volonté : les contrats réels qui nécessitent la remise de la chose pour exister (la remise de la chose est une condition d'existence du contrat), c'est le cas, en principe, du contrat de prêt mais aussi du gage ou de l'hypothèque. Il existe par ailleurs des contrats qui nécessitent également des solennités particulières comme le "oui" du mariage. Ensuite sur la volonté tu as la théorie de l'autonomie de la volonté, selon laquelle le contrat est obligatoire car les parties se créent leur propre norme par le biais de la volonté : article 1134 "les conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites". La volonté est alors ce qui donne sa force obligatoire au contrat et crée donc son essence. Cette théorie est là encore critiquée car la volonté ne suffit pas, certains contrats étant interdits (aliénation du corps humain à titre onéreux par exemple) et d'autres sont obligatoires (contrat d'assurance quand tu as une voiture). Voilà pas mal de pistes pour lier volonté et contrat, car un tel sujet demande la liaison des deux termes et non leur séparation en deux parties Voila, j'espère que ça t'aide et que je ne me trompe pas dans ce que je t'ai dit, le droit des contrats est ma matière préférée mais nul n'est infaillible  Bon courage! Edit : Et Floyd, c'est pour Pink Floyd? |
|  | | Le Cossaque Imperator


 Age: 23 Études: Droit Loisirs: danger public Nombre de messages: 3552
 | Sujet: Re: "la volonté et le contrat" Mar 30 Déc - 1:55 | |
| Quel prince cet Alexico. Un grand seigneur Je ne te laisserais pas t'en tirer avec le beau rôle :p Floyd, ton plan est très très mauvais et avec tu ne peux espérer, au mieux, qu'un 2/20. L'intérêt est de concilier, de comparer, les termes du sujet. Montre en quoi le contrat dépend de la volonté, aussi bien dans sa formation, que dans son exécution Montre quelles limites s'opposent à l'autonomie de la volonté si chère à Kant ( l'autonomie de la volonté est cette propriété que possède la volonté d'être à elle même sa loi... Métaphysique des moeurs, 1789, héhé) Et va te présenter  |
|  | | floyd Prolétaire

 Age: 24 Études: licence Loisirs: Ski, snow, basket, musique, guitare... Nombre de messages: 14
 | Sujet: Re: "la volonté et le contrat" Mar 30 Déc - 10:15 | |
| coucou...  merci beaucoup pour votre aide, je vais essayer de faire quelque chose avec tout ça  mais j'pense que je reviendrais désolé pour la présentation, j'y vais de suite après ce message ! sinon oui floyd c'est pour pink floyd bonne journée |
|  | | floyd Prolétaire

 Age: 24 Études: licence Loisirs: Ski, snow, basket, musique, guitare... Nombre de messages: 14
 | Sujet: Re: "la volonté et le contrat" Mar 30 Déc - 16:08 | |
| [lu]
Bon voila j'ai commencé...bon j'pense que vous allez me dire que je m'y suis mal prise, j'ai "fait" le plan et commencé à remplir...
Par contre j'me suis permise de mettre tes phrases Alexico et prendre ton plan Le cossaque, vous me le dites si ça vous embêtes, je recommencerais... Bien que pour le plan je sais pas si je vais le laisser totalement comme ça dans la première partie...j'arrive pas vraiment à remplir...
Et pour l'introduction, j'en ai peut être un peu trop mis, la aussi j'ai pas vraiment de méthode...
Bon j'vous laisse voir par vous même :
La volonté et le contrat
Introduction :
Le contrat est une forme particulière de convention défini par l’article 1101 du code civil : « Le contrat est une convention par laquelle une ou plusieurs personnes s’obligent envers une ou plusieurs autres, à donner, à faire ou à ne pas faire quelque chose ».
Un contrat est formé par la rencontre des volontés, qui s'exprime par l'échange des consentements (la volonté c'est l'assentiment dans le for intérieur tandis que le consentement est la manifestation perceptible de la volonté). Le contrat est alors formé par la seule rencontre des consentements, manifestations de la volonté : solo consensus.
En revanche, un des premiers points de critique est le fait que certains contrats nécessitent plus que la volonté : les contrats réelsdont la formation exige, outre le consentement des intéressés, la remise de la chose qui en est l’objet (la remise de la chose est une condition d’existence du contrat), c’est le cas du contrat de prêt, du gage, ou encore de l’hypothèque. Il existe par ailleurs des contrats qui nécessitent également des solennités particulières comme le "oui" du mariage.
L’idéologie du contrat est dominée en droit français par la doctrine de l’autonomie de la volonté, selon laquelle le contrat est obligatoire car les parties se créent leur propre norme par le biais de la volonté : article 1134 "les conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites". La volonté est alors ce qui donne sa force obligatoire au contrat et crée donc son essence. Cette théorie est là encore critiquée car la volonté ne suffit pas, certains contrats étant interdits (aliénation du corps humain à titre onéreux par exemple) et d'autres sont obligatoires (contrat d'assurance lors de l'achat d'une voiture).
La volonté fait partie intégrante du contrat (§I) mais c’est une opinion largement contestée (§II).
I. Le contrat dépend de la volonté
A. Le rôle de la volonté dans la formation du contrat
B. Le rôle de la volonté dans l’exécution du contrat
La volonté est un élément fondamental en droit des contrats français. On estime que l’homme est naturellement libre mais afin de vivre en société, il abandonne une partie de sa liberté, de façon délibérée, c’est la théorie du contrat social de Jean-Jacques Rousseau. En matière contractuelle, cette idée a été transposée par Kant, nul ne peut vouloir ce qui est contraire à ses intérêts. L’homme est libre de contracter ou de ne pas contracter, il est le seul maître de ses intérêts, il s’enchaîne lui-même par sa propre volonté. La conséquence est celle du respect de la parole donnée. Dans le cas contraire, la violation du contrat sera sanctionnée juridiquement.
II. Les limites s’opposant à la théorie de l’autonomie de la volonté
La théorie de l'autonomie de la volonté est une théorie philosophique d'Emmanuel Kant.
Longtemps on a enseigné et écrit que le principe de l’autonomie de la volonté avait été le fondement du droit des obligations tel que le Code civil l’avait prévu. Le contrat ne peut être qu’équitable car il a été voulu. En effet, l’individu ne décidera de s’engager que si l’engagement sauvegarde ses intérêts. Ainsi l’autonomie de la volonté permet aux individus de contracter comme ils l’entendent et donc est le meilleur moyen d’établir entre ces individus des rapports justes. Or, il s’avère que c’est une affirmation considérée par bon nombre comme largement erronée.
Aussi ce principe doit être exposé (§A), tout comme les nombreuses atteintes qui la contraignent depuis le début du siècle (§B).
A. Le contenu de la doctrine de l’autonomie de la volonté
B. Les atteintes de la doctrine
Voila merci d'avoir pris le temps de me lire... bonne soirée |
|  | | Alexico Immunis

 Age: 23 Études: L3 droit privé Paris1 Panthéon-Sorbonne Loisirs: Guitare, basket, lecture, cinéma...romantique! Nombre de messages: 167
 | Sujet: Re: "la volonté et le contrat" Mar 30 Déc - 16:21 | |
| Je n'ai pas tout lu car je passais juste très rapidement et que là je pars voir ma copine :p Mais je souhaite juste attirer ton attention sur le fait que pour le contrat réel il faudrait peut-être que tu ailles vérifier dans un lexique ou sur internet car je crois me rappeler que la chambre commerciale a considéré récemment (enfin, dans ces dernières années) que le contrat de prêt n'est pas un contrat réel donc vérifie histoire de mettre un truc vraiment précis Mais en gros l'idée c'est que le contrat réel ne se forme qu'à la remise de la chose, c'est l'idée à retenir. Je relirai ça de toute façon, mais je pense que Le Cossaque est plus expérimenté que moi en droit des contrats et saura sûrement mieux te conseiller  |
|  | | floyd Prolétaire

 Age: 24 Études: licence Loisirs: Ski, snow, basket, musique, guitare... Nombre de messages: 14
 | Sujet: Re: "la volonté et le contrat" Sam 3 Jan - 22:02 | |
| merci !! bon normalement j'ai bien pris en compte vos conseils, et j'ai continué de remplir, mais j'ai pas fini...et j'dois dire que j'ai un peu de mal avec la méthode : intro, parties, conclusion...comment y "ranger"... bon enfin voila ce que ça donne : La volonté et le contrat Introduction : Le contrat est une forme particulière de convention défini par l’article 1101 du code civil : « Le contrat est une convention par laquelle une ou plusieurs personnes s’obligent envers une ou plusieurs autres, à donner, à faire ou à ne pas faire quelque chose ».Un contrat est formé par la rencontre des volontés, qui s'exprime par l'échange des consentements (la volonté c'est l'assentiment dans le for intérieur tandis que le consentement est la manifestation perceptible de la volonté). Le contrat est alors formé par la seule rencontre des consentements, manifestations de la volonté : solo consensus. En revanche, un des premiers points de critique est le fait que certains contrats nécessitent plus que la volonté, outre le consentement des intéressés : les contrats formels. On a d’une part les contrats solennels (comme le « oui » du mariage) et d’autre part les contrats réels dont la formation exige la remise de la chose qui en est l’objet (la remise de la chose est une condition d’existence du contrat), c’est le cas du contrat de prêt, du gage, ou encore de dépôt. (Mais il existe des divergences d’opinion entre les chambres de la Cour de cassation. Ainsi, la chambre Commerciale a récemment décidé que le contrat de prêt bancaire (seulement ce contrat de prêt-là) est un contrat synallagmatique de base, la remise de l'argent par le banquier étant alors la contrepartie de l'engagement de rembourser et non une simple condition d'existence du contrat. Dès lors le contrat de prêt bancaire suppose la simple rencontre des consentements et n'est donc pas un contrat réel.) L’idéologie du contrat est dominée en droit français par la doctrine de l’autonomie de la volonté, selon laquelle le contrat est obligatoire car les parties se créent leur propre norme par le biais de la volonté : article 1134 du Code civil : "les conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites". La volonté est alors ce qui donne sa force obligatoire au contrat et crée donc son essence. Cette théorie est là encore critiquée car la volonté ne suffit pas, certains contrats étant interdits (aliénation du corps humain à titre onéreux par exemple) et d'autres sont obligatoires (contrat d'assurance lors de l’achat d’une voiture). La volonté fait partie intégrante du contrat (§I) mais c’est une opinion largement contestée (§II). I. Le contrat dépend de la volonté A. Le rôle de la volonté dans la formation du contrat B. Le rôle de la volonté dans l’exécution du contrat La volonté est un élément fondamental en droit des contrats français. On estime que l’homme est naturellement libre mais afin de vivre en société, il abandonne une partie de sa liberté, de façon délibérée, c’est la théorie du contrat social de Jean-Jacques Rousseau. En matière contractuelle, cette idée a été transposée par Kant, nul ne peut vouloir ce qui est contraire à ses intérêts. L’homme est libre de contracter ou de ne pas contracter, il est le seul maître de ses intérêts, il s’enchaîne lui-même par sa propre volonté. La conséquence est celle du respect de la parole donnée. Dans le cas contraire, la violation du contrat sera sanctionnée juridiquement. II. Les limites s’opposant à la théorie de l’autonomie de la volonté La théorie de l'autonomie de la volonté est une théorie philosophique d' Emmanuel Kant. Ce principe se définit comme un principe philosophique, juridique et de théorie générale du droit en vertu duquel la volonté, librement exprimée, a le pouvoir de créer des obligations. En d’autres termes, ce principe affirme que la seule volonté permet de conclure des contrats. Ce principe est issu du XIXème siècle. A l’époque, les contratsreposaient exclusivement sur lui. Aucun autre n’avait été envisagé. D’ailleurs, les juristes de ce siècle en ont conclu que permettre aux individus de contracter comme ils les souhaitent était le meilleur moyen d’établir entre eux des rapports justes. Ainsi l’ autonomie de la volonté permet aux individus de contracter comme ils l’entendent et donc est le meilleur moyen d’établir entre ces individus des rapports justes. Qu’en est-il aujourd’ huide ce principe ? Est-il toujours le fondement des contrats ? L’ autonomie de la volonté est encore le fondementdes contrats même si elle est exposée à de nombreuses critiques et qu’elle décline peu à peu. Nous verrons donc dans une première partie que l’ autonomiede la volonté est le principal fondement des contrats (I) puis dans une seconde partie que cette autonomie est en dégénérescence (II). A. L'autonomie de la volonté : encore le fondement du contrat La théorie de l’autonomie de la volonté représente le fondement de la force obligatoire du contrat dans la mesure où, à partir du moment où l’on considère que l’homme est libre, l’obligation qu’il assume à la suite d’un contrat ne peut venir que de lui-même. Quand on dit que la volonté est autonome, cela signifie que l’on considère que la volonté humaine tire d’elle-même toute sa force créatrice d’obligations. En bref, la théorie de l’autonomie de la volonté implique d’une part la liberté de contracter ou de s’abstenir et d’autre part la force obligatoire du contrat. En effet, les parties sont liées par le contrat et il faut le consentement des deux parties pour le modifier ou pour y mettre fin. (Une influence sur la formation du contrat Une influence sur les effets du contrat) Certains prétendent toutefois que la volonté individuelle ne joue pas en fait le rôle aussi prépondérant qu’on veut lui prêter dans la mesure où les atteintes portées au principe de la liberté de contracter sont très nombreuses. B. L'autonomie de la volonté : un déclin progressif Il existe de nombreux contrats nécessaires et imposés (par exemple, il est obligatoire de s’assurer dès lors que l’on possède un véhicule). De plus, la liberté de négociation en matière contractuelle est souvent totalement illusoire à cause du déséquilibre des rapports de force entre les parties. Par exemple pour le contrat de travail qui, dans la plupart des cas, ne laisse aux salariés que la possibilité d’adhérer aux conditions de travail imposées par l’employeur ou de les refuser. (Les critiques de l'autonomie de la volonté Le déclin de l'autonomie de la volonté) MERCIII !!! |
|  | | samim94 Tribun


 Age: 22 Études: M2 Droit Pénal Financier / CRFPA Nombre de messages: 523
 | Sujet: Re: "la volonté et le contrat" Dim 4 Jan - 9:49 | |
| Déjà c'est illisible, fait un effort au niveau de la présentation, rapproche tes paragraphes, je ne sais pas, bouge toi ! Je ne lirais rien de tel... |
|  | | floyd Prolétaire

 Age: 24 Études: licence Loisirs: Ski, snow, basket, musique, guitare... Nombre de messages: 14
 | Sujet: Re: "la volonté et le contrat" Lun 5 Jan - 12:12 | |
| euh...ok c bon mais t'es pas obligé de me le dire comme ça!!
bon normalement j'ai bien pris en compte vos conseils, et j'ai continué de remplir, mais j'ai pas fini...et j'dois dire que j'ai un peu de mal avec la méthode : intro, parties, conclusion...comment y "ranger"...
bon enfin voila ce que ça donne :
La volonté et le contrat
Introduction :
Le contrat est une forme particulière de convention défini par l’article 1101 du code civil : « Le contrat est une convention par laquelle une ou plusieurs personnes s’obligent envers une ou plusieurs autres, à donner, à faire ou à ne pas faire quelque chose ». Un contrat est formé par la rencontre des volontés, qui s'exprime par l'échange des consentements (la volonté c'est l'assentiment dans le for intérieur tandis que le consentement est la manifestation perceptible de la volonté). Le contrat est alors formé par la seule rencontre des consentements, manifestations de la volonté : solo consensus. En revanche, un des premiers points de critique est le fait que certains contrats nécessitent plus que la volonté, outre le consentement des intéressés : les contrats formels. On a d’une part les contrats solennels (comme le « oui » du mariage) et d’autre part les contrats réels dont la formation exige la remise de la chose qui en est l’objet (la remise de la chose est une condition d’existence du contrat), c’est le cas du contrat de prêt, du gage, ou encore de dépôt. (Mais il existe des divergences d’opinion entre les chambres de la Cour de cassation. Ainsi, la chambre Commerciale a récemment décidé que le contrat de prêt bancaire (seulement ce contrat de prêt-là) est un contrat synallagmatique de base, la remise de l'argent par le banquier étant alors la contrepartie de l'engagement de rembourser et non une simple condition d'existence du contrat. Dès lors le contrat de prêt bancaire suppose la simple rencontre des consentements et n'est donc pas un contrat réel.) L’idéologie du contrat est dominée en droit français par la doctrine de l’autonomie de la volonté, selon laquelle le contrat est obligatoire car les parties se créent leur propre norme par le biais de la volonté : article 1134 du Code civil : "les conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites". La volonté est alors ce qui donne sa force obligatoire au contrat et crée donc son essence. Cette théorie est là encore critiquée car la volonté ne suffit pas, certains contrats étant interdits (aliénation du corps humain à titre onéreux par exemple) et d'autres sont obligatoires (contrat d'assurance lors de l’achat d’une voiture).
La volonté fait partie intégrante du contrat (§I) mais c’est une opinion largement contestée (§II).
I. Le contrat dépend de la volonté
A. Le rôle de la volonté dans la formation du contrat
B. Le rôle de la volonté dans l’exécution du contrat
La volonté est un élément fondamental en droit des contrats français. On estime que l’homme est naturellement libre mais afin de vivre en société, il abandonne une partie de sa liberté, de façon délibérée, c’est la théorie du contrat social de Jean-Jacques Rousseau. En matière contractuelle, cette idée a été transposée par Kant, nul ne peut vouloir ce qui est contraire à ses intérêts. L’homme est libre de contracter ou de ne pas contracter, il est le seul maître de ses intérêts, il s’enchaîne lui-même par sa propre volonté. La conséquence est celle du respect de la parole donnée. Dans le cas contraire, la violation du contrat sera sanctionnée juridiquement.
II. Les limites s’opposant à la théorie de l’autonomie de la volonté
La théorie de l'autonomie de la volonté est une théorie philosophique d'Emmanuel Kant. Ce principe se définit comme un principe philosophique, juridique et de théorie générale du droit en vertu duquel la volonté, librement exprimée, a le pouvoir de créer des obligations. En d’autres termes, ce principe affirme que la seule volonté permet de conclure des contrats. Ce principe est issu du XIXème siècle. A l’époque, les contrats reposaient exclusivement sur lui. Aucun autre n’avait été envisagé. D’ailleurs, les juristes de ce siècle en ont conclu que permettre aux individus de contracter comme ils les souhaitent était le meilleur moyen d’établir entre eux des rapports justes. Ainsi l’autonomie de la volonté permet aux individus de contracter comme ils l’entendent et donc est le meilleur moyen d’établir entre ces individus des rapports justes. Qu’en est-il aujourd’hui de ce principe ? Est-il toujours le fondement des contrats ? L’autonomie de la volonté est encore le fondement des contrats même si elle est exposée à de nombreuses critiques et qu’elle décline peu à peu. Nous verrons donc dans une première partie que l’autonomie de la volonté est le principal fondement des contrats (A) puis dans une seconde partie que cette autonomie est en dégénérescence (B).
A. L'autonomie de la volonté : encore le fondement du contrat
La théorie de l’autonomie de la volonté représente le fondement de la force obligatoire du contrat dans la mesure où, à partir du moment où l’on considère que l’homme est libre, l’obligation qu’il assume à la suite d’un contrat ne peut venir que de lui-même. Quand on dit que la volonté est autonome, cela signifie que l’on considère que la volonté humaine tire d’elle-même toute sa force créatrice d’obligations. En bref, la théorie de l’autonomie de la volonté implique d’une part la liberté de contracter ou de s’abstenir et d’autre part la force obligatoire du contrat. En effet, les parties sont liées par le contrat et il faut le consentement des deux parties pour le modifier ou pour y mettre fin. (Une influence sur la formation du contrat
Une influence sur les effets du contrat)
Certains prétendent toutefois que la volonté individuelle ne joue pas en fait le rôle aussi prépondérant qu’on veut lui prêter dans la mesure où les atteintes portées au principe de la liberté de contracter sont très nombreuses.
B. L'autonomie de la volonté : un déclin progressif
Il existe de nombreux contrats nécessaires et imposés (par exemple, il est obligatoire de s’assurer dès lors que l’on possède un véhicule). De plus, la liberté de négociation en matière contractuelle est souvent totalement illusoire à cause du déséquilibre des rapports de force entre les parties. Par exemple pour le contrat de travail qui, dans la plupart des cas, ne laisse aux salariés que la possibilité d’adhérer aux conditions de travail imposées par l’employeur ou de les refuser.
(Les critiques de l'autonomie de la volonté
Le déclin de l'autonomie de la volonté) |
|  | | VLF Administrateur

 Age: 23 Études: M2 Droit du multimédia et de l'informatique (Paris 2) Profession: Chef d'entreprise Nombre de messages: 3544
 | Sujet: Re: "la volonté et le contrat" Lun 5 Jan - 12:32 | |
| Heu, quelle est ta problématique ? Elle n'apparait pas dans ton intro…
De plus, ton II A reprend ton I, ce qui fait beaucoup de répétition. J'ignore à quoi correspond ce que tu as mis entre parenthèse, mais celles de ton II B feraient une bonne 2e partie je pense (mais en développant plus le déclin, donc à mettre en A, et les critiques en B).
Une dernière chose, tes chapeaux (enfin celui que tu as indiqué) sont bien trop long ! Ils doivent simplement annoncé et résumé en une phrase ou deux maximum tes 2 sous-parties. _________________ V L F ! ! ! Nouveau sur le forum ? Pour ton premier message PRÉSENTE-TOI ! ! ! |
|  | | floyd Prolétaire

 Age: 24 Études: licence Loisirs: Ski, snow, basket, musique, guitare... Nombre de messages: 14
 | Sujet: Re: "la volonté et le contrat" Dim 11 Jan - 0:15 | |
| Ma dissert un peu plus avancée...avec normalement vos conseil appliqués... Merci d'avance pour votre lecture et votre aide... 
La volonté et le contratIntroduction Le contrat est une forme particulière de convention défini par l’article 1101 du code civil : « Le contrat est une convention par laquelle une ou plusieurs personnes s’obligent envers une ou plusieurs autres, à donner, à faire ou à ne pas faire quelque chose ». Un contrat est formé par la rencontre des volontés, qui s'exprime par l'échange des consentements (la volonté c'est l'assentiment dans le for intérieur tandis que le consentement est la manifestation perceptible de la volonté). Le contrat est alors formé par la seule rencontre des consentements, manifestations de la volonté : solo consensus. En revanche, un des premiers points de critique est le fait que certains contrats nécessitent plus que la volonté, outre le consentement des intéressés : les contrats formels. On a d’une part les contrats solennels (comme le « oui » du mariage) et d’autre part les contrats réels dont la formation exige la remise de la chose qui en est l’objet (la remise de la chose est une condition d’existence du contrat), c’est le cas du contrat de prêt, du gage, ou encore de dépôt. ça c'est entre parenthèses parce que je suis pas sûre de le mettre...(Mais il existe des divergences d’opinion entre les chambres de la Cour de cassation. Ainsi, la chambre Commerciale a récemment décidé que le contrat de prêt bancaire (seulement ce contrat de prêt-là) est un contrat synallagmatique de base, la remise de l'argent par le banquier étant alors la contrepartie de l'engagement de rembourser et non une simple condition d'existence du contrat. Dès lors le contrat de prêt bancaire suppose la simple rencontre des consentements et n'est donc pas un contrat réel.) L’idéologie du contrat est dominée en droit français par la doctrine de l’autonomie de la volonté, selon laquelle le contrat est obligatoire car les parties se créent leur propre norme par le biais de la volonté : article 1134 du Code civil : « les conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites ». La volonté est alors ce qui donne sa force obligatoire au contrat et crée donc son essence. Cette théorie est là encore critiquée car la volonté ne suffit pas, certains contrats étant interdits (aliénation du corps humain à titre onéreux par exemple) et d'autres sont obligatoires (contrat d'assurance lors de l’achat d’une voiture). La volonté fait partie intégrante du contrat (§I) mais c’est une opinion largement contestée (§II). Pour la problématique, j'y réfléchi mais je galère!!I. Le contrat dépend de la volonté
A. Le rôle de la volonté dans la formation du contrat
Les conditions de formation du contrat sont dominées par la volonté des parties. Il faut se demander si les parties ont réellement voulu s'engager. Il faut vérifier leur consentement. Il faut s'assurer que les parties étaient aptes à vouloir. Il faut donc vérifier leur capacité à s'engager. Il faut vérifier ce qu'ont voulu les parties. Cela revient à s'interroger sur l'objet de l'engagement. Ces quatre éléments sont imposés dans le code civil à l'article 1108 : « Quatre conditions sont essentielles pour la validité de la convention : le consentement, la capacité de contracter, un objet certain qui forme la matière de l'engagement, une cause licite de l'obligation ».Donc la rencontre de deux volontés est une condition nécessaire à la formation d’un contrat. Le consentement des deux parties est nécessaire à la formation du contrat. Les pourparlers précèdent le contrat. Ils se décomposent en deux temps : celui de l’offre et celui de l’acceptation. L’offre est proposée par l’une des parties à l’autre partie. Elle doit répondre aux deux exigences que sont la volonté de l’auteur de l’offre d’être lié par contrat en cas d’acceptation par la partie sollicitée, et d’avoir une précision suffisante pour que les termes du contrat soient clairs et univoques. Y'a pas trop de transitions entre ces deux paragraphes...mais est-ce que ça peut passer ?Emmanuel Kant avait énoncé la théorie de l’autonomie de la volonté. Ce principe se définit comme un principe philosophique, juridique et de théorie générale du droit en vertu duquel la volonté, librement exprimée, a le pouvoir de créer des obligations. En d’autres termes, ce principe affirme que la seule volonté permet de conclure des contrats. Il est issu du XIXème siècle. A l’époque, les contrats reposaient exclusivement sur lui. Aucun autre n’avait été envisagé. D’ailleurs, les juristes de ce siècle en ont conclu que permettre aux individus de contracter comme ils les souhaitent était le meilleur moyen d’établir entre eux des rapports justes. B. Le rôle de la volonté dans l’exécution du contratLa volonté est un élément fondamental en droit des contrats français. On estime que l’homme est naturellement libre mais afin de vivre en société, il abandonne une partie de sa liberté, de façon délibérée. L’homme est libre de contracter ou de ne pas contracter, il est le seul maître de ses intérêts, il s’enchaîne lui-même par sa propre volonté. La conséquence est celle du respect de la parole donnée. Dans le cas contraire, la violation du contrat sera sanctionnée juridiquement. Pour cette partie (donc I. B. ) je sais pas vraiment, j'ai trouvé ça sur les effets du contrats : ((les effets du contrat : Nous avons vu que la formation du contrat dépend largement de la volonté individuelle des contractants. Cependant le contrat échappe à cette volonté dès lors qu’il est conclu : les parties sont obligées de respecter les termes du contrat. En effet un tiers, l’Etat, peut intervenir à la demande d’une des parties, pour garantir le respect du contrat. C'est ce qu'exprime le célèbre article 1134 du Code Civil : « Les conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites. » Cet article utilise -et c’est assez rare pour être relevé- une image : le contrat « tien lieu de loi ». Le contrat n’est pas une loi, mais c’est une contrainte qui fait penser à celle de la loi. En effet le contrat fait naître une obligation (A). Mais cette obligation ne constitue qu'une contrainte relative car ses conséquences sont privées (B).)) mais je le comprend comme ça : dans l'execution du contrat il n'y aurai plus de volonté mais juste une obligation de faire ce qui a été prévu...?! excusez moi si je dis des enormités, je débute en droit!! II. Les limites s’opposant à la théorie de l’autonomie de la volonté
L’autonomie de la volonté est encore le fondement des contrats même si elle est exposée à de nombreuses critiques et qu’elle décline peu à peu. A. Le déclin de l’autonomie de la volonté L’autonomie de la volonté permet aux individus de contracter comme ils l’entendent et donc est le meilleur moyen d’établir entre ces individus des rapports justes. Qu’en est-il aujourd’hui de ce principe ? Est-il toujours le fondement des contrats ? La théorie de l’autonomie de la volonté représente le fondement de la force obligatoire du contrat dans la mesure où, à partir du moment où l’on considère que l’homme est libre, l’obligation qu’il assume à la suite d’un contrat ne peut venir que de lui-même. Quand on dit que la volonté est autonome, cela signifie que l’on considère que la volonté humaine tire d’elle-même toute sa force créatrice d’obligations. En bref, la théorie de l’autonomie de la volonté implique d’une part la liberté de contracter ou de s’abstenir et d’autre part la force obligatoire du contrat. En effet, les parties sont liées par le contrat et il faut le consentement des deux parties pour le modifier ou pour y mettre fin. Certains prétendent toutefois que la volonté individuelle ne joue pas en fait le rôle aussi prépondérant qu’on veut lui prêter dans la mesure où les atteintes portées au principe de la liberté de contracter sont très nombreuses. B. Les critiques de l’autonomie de la volonté L’autonomie et la liberté contractuelle sont limitées par la loi. Il existe de nombreux contrats nécessaires et imposés (par exemple, il est obligatoire de s’assurer dès lors que l’on possède un véhicule). De plus, la liberté de négociation en matière contractuelle est souvent totalement illusoire à cause du déséquilibre des rapports de force entre les parties. Par exemple pour le contrat de travail qui, dans la plupart des cas, ne laisse aux salariés que la possibilité d’adhérer aux conditions de travail imposées par l’employeur ou de les refuser. Le plus souvent la loi interdit certains contrats : le contrat doit avoir un objet et une cause légaux et licites, sans quoi il est annulable. Cette partie n'est pas finie... ConclusionL’autonomie de la volonté n’est donc pas absolue lors de la formation du contrat : il faut parfois respecter les formes imposées par la loi, et ne jamais contrevenir, sur le fond, à la légalité ou plus généralement, au droit. La conclusion non plus... |
|  | | Le Cossaque Imperator


 Age: 23 Études: Droit Loisirs: danger public Nombre de messages: 3552
 | Sujet: Re: "la volonté et le contrat" Dim 11 Jan - 3:18 | |
| | floyd a écrit: | Ma dissert un peu plus avancée...avec normalement vos conseil appliqués...
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Beuh non t'as toujours pas mis de phrase d'accroche  Ta première phrase est une définition, rien de plus. Et de plus, modère ton grand 2. Tu mets en intro qu'un contrat existe puisqu'il y a un échange de volontés. Donc, si l'échange des consentements ( libres et éclairés...article 1108) n'existe pas dans certains cas, est on réellement en présence de contrats? Carbonnier appelle ça des contrats d'adhésion.: on y adhère plus qu'on y consent à ton truc d'assurance.
Et l'autonomie de la volonté ne veut pas dire que seule la volonté fonde les contrats. Ca veut dire que les obligations contractuelles, puisqu'elles sont librement consenties, doivent s'appliquer. C'est l'article 1134 l'autonomie de la volonté. Pas une définition du contrat.
Les limites à l'autonomie de la volonté tiennent principalement : en ce que les parties ne sont pas forcément éguales. L'équilibre contractuel n'existe pas sauf dans les cas les plus extrèmes de déséquilibre (ex art 1118) car les rédacteurs du code civil ont rejetté la morale catholique et de St Thomas (par ex) . C'est pour ça que le plus souvent les clauses contractuelles qui témoignent d'une domination économique sont juste réputées non écrites et n'entrainent pas la résolution ou la nullité du contrat
: Qu'est ce qu'un échange de volonté? la règle de l'article 1108... Ca veut rien dire le consentement libre et éclairé car on est conditionné par nos humeurs. L'homme évolue. Parle du contrat de mariage. C'est un contrat à la base. Un homme et une femme se marient car ils le désirent. Pourtant, on a institué le divorce. Donc on se méfie de la fragilité des consentements. De plus, la rupture du mariage peut être demandée de manière unilatérale, comme pour les contrats à exécution succesive. La volonté de l'un l'emporte alors sur celle de l'autre. Cet exemple est plus parlant que le droit des assurances. |
|  | | VLF Administrateur

 Age: 23 Études: M2 Droit du multimédia et de l'informatique (Paris 2) Profession: Chef d'entreprise Nombre de messages: 3544
 | Sujet: Re: "la volonté et le contrat" Dim 11 Jan - 10:41 | |
| +1 pour les remarques de Le Cossaque.
Je rajouterai juste que dans une dissert' de droit, il n'y a pas de conclusion… Le II.B doit être ainsi conclusif si le raisonnement est bien fait. _________________ V L F ! ! ! Nouveau sur le forum ? Pour ton premier message PRÉSENTE-TOI ! ! ! |
|  | | floyd Prolétaire

 Age: 24 Études: licence Loisirs: Ski, snow, basket, musique, guitare... Nombre de messages: 14
 | Sujet: Re: "la volonté et le contrat" Ven 16 Jan - 0:03 | |
| merci encore, j'ai a peu près fini, il me reste la partie II. B. : les critiques, en fait j'ai mis tout ce que j'avais mis dans les critiques, dans la partie du déclin... du coup dans les critiques, je sais pas...je trouve rien...  |
|  | | floyd Prolétaire

 Age: 24 Études: licence Loisirs: Ski, snow, basket, musique, guitare... Nombre de messages: 14
 | Sujet: Re: "la volonté et le contrat" Ven 16 Jan - 17:33 | |
| bon en fait jcrois que c'est bon...
Introduction
Un contrat est formé par la rencontre des volontés, qui s'exprime par l'échange des consentements (la volonté c'est l'assentiment dans le for intérieur tandis que le consentement est la manifestation perceptible de la volonté). Le contrat est alors formé par la seule rencontre des consentements, manifestations de la volonté : solo consensus.
En revanche, un des premiers points de critique est le fait que certains contrats nécessitent plus que la volonté, outre le consentement des intéressés : les contrats formels. On a d’une part les contrats solennels (comme le « oui » du mariage) et d’autre part les contrats réels dont la formation exige la remise de la chose qui en est l’objet (la remise de la chose est une condition d’existence du contrat), c’est le cas du contrat de prêt, du gage, ou encore de dépôt.
Mais il existe des divergences d’opinion entre les chambres de la Cour de cassation. Ainsi, la chambre Commerciale a récemment décidé que le contrat de prêt bancaire (seulement ce contrat de prêt-là) est un contrat synallagmatique de base, la remise de l'argent par le banquier étant alors la contrepartie de l'engagement de rembourser et non une simple condition d'existence du contrat. Dès lors le contrat de prêt bancaire suppose la simple rencontre des consentements et n'est donc pas un contrat réel.
Le droit des contrats est dominé par la doctrine de l’autonomie de la volonté, c'est-à-dire de la liberté individuelle et de la liberté des parties. En effet, en France, Le contrat est défini par l’article 1101 du code civil comme « […] une convention par laquelle une ou plusieurs personnes s’obligent envers une ou plusieurs autres, à donner, à faire ou à ne pas faire quelque chose ». Ainsi, les individus doivent être libres de définir eux-mêmes les termes de leurs propres contrats, sans aucune interférence d’autrui.
Le principe de l’autonomie de la volonté signifie que les obligations contractuelles, puisqu’elles sont librement consenties, doivent s’appliquer : article 1134 du Code civil : « les convention légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites ». La volonté des parties a, à leur égard, force de loi. Cette théorie est là encore critiquée car la volonté ne suffit pas, certains contrats étant interdits (aliénation du corps humain à titre onéreux par exemple) et d'autres sont obligatoires (contrat d'assurance lors de l’achat d’une voiture).
La volonté fait partie intégrante du contrat (§I) mais c’est une opinion largement contestée (§II).
I. Le contrat dépend de la volonté
A. Le rôle de la volonté dans la formation du contrat
Les conditions de formation du contrat sont dominées par la volonté des parties. Il faut se demander si les parties ont réellement voulu s'engager. Il faut vérifier leur consentement. Il faut s'assurer que les parties étaient aptes à vouloir. Il faut donc vérifier leur capacité à s'engager. Il faut vérifier ce qu'ont voulu les parties. Cela revient à s'interroger sur l'objet de l'engagement. Ces quatre éléments sont imposés dans le code civil à l'article 1108 : « Quatre conditions sont essentielles pour la validité de la convention : le consentement, la capacité de contracter, un objet certain qui forme la matière de l'engagement, une cause licite de l'obligation ».
Donc la rencontre de deux volontés est une condition nécessaire à la formation d’un contrat. Le consentement des deux parties est nécessaire à la formation du contrat.
Les pourparlers précèdent le contrat. Ils se décomposent en deux temps : celui de l’offre et celui de l’acceptation. L’offre est proposée par l’une des parties à l’autre partie. Elle doit répondre aux deux exigences que sont la volonté de l’auteur de l’offre d’être lié par contrat en cas d’acceptation par la partie sollicitée, et d’avoir une précision suffisante pour que les termes du contrat soient clairs et univoques.
Emmanuel Kant avait énoncé la théorie de l’autonomie de la volonté. Ce principe se définit comme un principe philosophique, juridique et de théorie générale du droit en vertu duquel la volonté, librement exprimée, a le pouvoir de créer des obligations. En d’autres termes, ce principe affirme que la seule volonté permet de conclure des contrats. Il est issu du XIXème siècle. A l’époque, les contrats reposaient exclusivement sur lui. Aucun autre n’avait été envisagé. D’ailleurs, les juristes de ce siècle en ont conclu que permettre aux individus de contracter comme ils les souhaitent était le meilleur moyen d’établir entre eux des rapports justes.
B. Le rôle de la volonté dans l’exécution du contrat
La volonté est un élément fondamental en droit des contrats français. On estime que l’homme est naturellement libre mais afin de vivre en société, il abandonne une partie de sa liberté, de façon délibérée. L’homme est libre de contracter ou de ne pas contracter, il est le seul maître de ses intérêts, il s’enchaîne lui-même par sa propre volonté. La conséquence est celle du respect de la parole donnée. Dans le cas contraire, la violation du contrat sera sanctionnée juridiquement.
La formation du contrat dépend donc largement de la volonté individuelle des contractants. Cependant le contrat échappe à cette volonté dès lors qu’il est conclu : les parties sont obligées de respecter les termes du contrat. Un tiers, l’Etat, peut intervenir à la demande d’une des parties, pour garantir le respect du contrat. C'est ce qu'exprime l’article 1134 du Code Civil : « Les conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites ».
II. Les limites s’opposant à la théorie de l’autonomie de la volonté
L’autonomie de la volonté est encore le fondement des contrats même si elle est exposée à de nombreuses critiques et qu’elle décline peu à peu.
A. Le déclin de l’autonomie de la volonté
La théorie de l’autonomie de la volonté représente le fondement de la force obligatoire du contrat dans la mesure où, à partir du moment où l’on considère que l’homme est libre, l’obligation qu’il assume à la suite d’un contrat ne peut venir que de lui-même. Quand on dit que la volonté est autonome, cela signifie que l’on considère que la volonté humaine tire d’elle-même toute sa force créatrice d’obligations. En bref, la théorie de l’autonomie de la volonté implique d’une part la liberté de contracter ou de s’abstenir et d’autre part la force obligatoire du contrat. En effet, les parties sont liées par le contrat et il faut le consentement des deux parties pour le modifier ou pour y mettre fin.
Mais le contrat de mariage par exemple fait exception : un homme et une femme se marient car ils le désirent. Pourtant, on a institué le divorce. On se méfie donc de la fragilité des consentements. De plus, la rupture du mariage peut être demandée de manière unilatérale. La volonté de l'un l'emporte alors sur celle de l'autre.
L’autonomie de la volonté permet aux individus de contracter comme ils l’entendent et donc est le meilleur moyen d’établir entre ces individus des rapports justes. Qu’en est-il aujourd’hui de ce principe ? Est-il toujours le fondement des contrats ?
Il y a eu une évolution des relations contractuelles. On constate l’émergence d’inégalités entre les parties et une standardisation des contrats (contrats d’adhésion).
Il existe de nombreux contrats nécessaires et imposés (par exemple, il est obligatoire de s’assurer dès lors que l’on possède un véhicule). Bien que peut-on appeler ça un contrat tout en sachant qu’il n’y a aucune volonté mise en jeu. De plus, la liberté de négociation en matière contractuelle est souvent totalement illusoire à cause du déséquilibre des rapports de force entre les parties. Par exemple pour le contrat de travail qui, dans la plupart des cas, ne laisse aux salariés que la possibilité d’adhérer aux conditions de travail imposées par l’employeur ou de les refuser.
Telle qu'elle résultait de la théorie de l'autonomie de la volonté, la force obligatoire avait pour conséquence que les stipulations des parties demeuraient intangibles même lorsque des bouleversements économiques (dépréciation de la monnaie par exemple) en avaient totalement rompu l'équilibre. Ce principe de l'intangibilité est lui aussi fortement ébranlé. Le législateur intervient pour prévenir les injustices trop criantes, en imposant par exemple la révision des rentes viagères, l'augmentation périodique des loyers.
Certains prétendent toutefois que la volonté individuelle ne joue pas en fait le rôle aussi prépondérant qu’on veut lui prêter dans la mesure où les atteintes portées au principe de la liberté de contracter sont très nombreuses.
B. Les critiques de l’autonomie de la volonté
L’autonomie de la volonté a été contestée. Les concepts fondamentaux sur lesquels elle avait été construite ont pu être considérés à certains égards comme inexacts et insuffisants parce que les contraintes sociales, économiques, financières… sont plus importantes que la liberté. Ce principe peut porter atteinte au principe de l’équité : « Tous les contractants ne sont pas égaux » il suffit de se plonger dans le monde du travail, de la consommation, de la technique, de la finance pour s’en rendre compte : une partie forte peut imposer ses conditions à une partie plus faible, comme le professionnel au particulier ; « Tout ce qui est contractuel n’est pas juste » parce que les abus de la liberté sont difficiles à percevoir et contenir. D’où l’appel à la loi car, si l’on en croit Lacordaire : « Entre le fort et le faible, c’est la liberté qui opprime, la loi qui libère ». Le législateur doit intervenir pour rétablir l’équilibre. Il le fait dans le contrat de travail, dans les divers contrats de bail, dans les contrats de consommation…
L’autonomie de la volonté n’est donc pas absolue lors de la formation du contrat : il faut parfois respecter les formes imposées par la loi, et ne jamais contrevenir, sur le fond, à la légalité ou plus généralement, au droit. |
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