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 Petit pavé indigeste d'économie

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Sténé
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MessageSujet: Re: Petit pavé indigeste d'économie   Jeu 10 Nov - 15:42

Bambou449 a écrit:
C'est moi, ou ça sent le cour de Vincent Roux?


(je sais pas qui c'est ^^)

Merci Pix !
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Aymeline
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MessageSujet: Re: Petit pavé indigeste d'économie   Jeu 10 Nov - 22:40

Ha d'accord.

Ce site m'avait bien aidé à l'époque : brises.org
Notamment sur certaines notions qui ne sont pas si simples Smile
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Sténé
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MessageSujet: Re: Petit pavé indigeste d'économie   Ven 11 Nov - 8:19

Oh,génial ! Merci merci merci !
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Pix
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MessageSujet: Re: Petit pavé indigeste d'économie   Sam 12 Nov - 23:25

Bon allez ! "Feu" comme on dit par chez moi:p

Je vais pas reprendre toutes tes questions car c'est beaucoup beaucoup beaucoup trop long lol:D Et Aymeline à répondu à pas mal de trucs déjà. Quand tu as beaucoup de questions comme ça, je te conseille de les numérotés clairement, comme ça on peut y répondre de manière plus précise (et par étape) car la on risque de passer à coté de nombreuses interrogations. Je vais simplement revenir en partie sur la concurrence et sur la spécialisation.

De la concurrence:


Comme tu l'as justement ressenti, la concurrence est clairement une idée d'échelle. Le droit communautaire de la concurrence prend d'ailleurs en compte cet aspect par le biais de la notion de "marché pertinent". Cette notion est divisé en un élément substantiel (le produit vendu) et un géographique (dans quelle zone). Y a t il plus de concurrence aujourd'hui ? Je pense qu'on peut dire que globalement cela est vrai et cela pour deux raisons.

Premièrement, il faut comparer la concurrence sur le plan quantitatif. Plus de concurrence est ainsi constater plus d'acteurs sur le même marché pertinent. A une échelle nationale ou régionale, on observe une déréglementation de la participation des acteurs à la compétition concurrentielle. En France par exemple, les règles du marché commun de 1957, puis de l'OMC de 1994 (reprenant le GATT de 1947) va instaurer un système de suppression des barrières douanières entre Etats européens, et un abaissement généralisé des barrières douanières internationales. Cette double politique libérale va faciliter l'implantation d'entreprises privées étrangères jusqu'à en faire un droit fondamental européen (notamment par l'arrêt CJCE Inspire Art je crois). Du coup on à vu apparaitre de nouveaux acteurs économiques sur des marchés autrefois occupé par des acteurs strictement nationaux (téléphonie, travaux publics, assurances etc...).
Par ailleurs, les nouvelles technologies de la communication et de l'information (NTIC), ont permis d'augmenter considérablement la concurrence même dans les marchés pertinents très restreint. Si on reprend ton exemple de la rue avec deux boutiques cote à cote vendant le même produit, disons des chaussures, on peut penser à première vue que la concurrence n'a pas changé. Pourtant, elle est bouleversée. D'une part, la mobilité géographique des consommateurs est plus forte qu'autrefois, notamment du fais de l'urbanisation et de l’aménagement du territoire (autoroute et transports). D'autre part, une multitude de nouveaux acteurs sont apparus du fait du commerce électronique et ces deux boutiques de chaussures seront aujourd'hui concurrencées par sarrenza.com par exemple.

Deuxièmement, on peut aussi comparer la concurrence sur le plan qualitatif même si cela est plus contestable. En effet, on peut penser que les NTIC ont offert de nouveaux moyens aux entreprises de fausser la concurrence mais elles ont aussi permis au consommateurs d'élargir leur rationalité limitée (défini par leur connaissance toujours imparfaite de l'offre du marché à un instant donné) du coup on peut se dire que le jeu des NTIC est a peu près neutre. Par contre, la libéralisation des échanges s'est accompagné d'un mouvement de réglementation de la concurrence. Avant 1945, les ententes, les abus de positions dominantes et les concentration n'étaient pas du tout considérés par la loi. Avec la construction communautaire et le développement du droit de la concurrence et de la consommation de nombreuses règles sont apparu afin d'améliorer le niveau de concurrence entre les opérateurs économiques. (On peut peut être contester cette amélioration mais à mon sens, on ne peut pas vraiment dire que c'était mieux avant. Au pire on peut dire que ça n'a pas changé grand chose mais je ne le pense pas.)

De la spécialisation:

Il faut en effet faire une distinction totale entre la spécialisation des Etats qui sont l'objet des écrits d'Adam Smith et de Ricardo et la spécialisation des ouvriers car les logiques sont totalement différentes.

Sur les différences entre les thèses des auteurs... je ne me souviens plus précisément des textes mais je crois qu'Adam Smith se base sur une spécialisation technique visant à une domination des échanges dans un affrontement frontal (En gros, si deux Etats produisent du blé, l'un d'eux doit produire plus et mieux pour vendre moins cher que l'autre État.) Ricardo, lui vise une spécialisation sur les produits pour adopter une stratégie de contournement: produire ce que l'autre ne produit pas en créant sa spécificité pour pouvoir exporter notamment chez l'adversaire. Toi qui aime les critiques, on peut dire que Ricardo par du postulat que tous les Etats ont les moyens de se spécialiser dans un domaine. Le problème c'est que certains manquent cruellement de matières premières et sont donc toujours dépendant des importations, avec en plus un cout de transport variable. Mais encore une fois, je ne suis plus trop sur des textes donc prends cette distinction avec des pincettes.

La spécialisation des ouvriers et la multi-compétences c'est moins théorisé je pense mais je vais quand même essayer de t'expliquer le raisonnement.
Selon l'idée du taylorisme, chaque ouvrier de la chaine doit être spécialisé sur une tache précise pour gagner en expérience sur cette action et ainsi être plus productif.
Supposons maintenant, une chaine de 10 ouvriers travaillant sur dix machines différentes. Sur cette chaine, un employé régulateur (qui n'est pas ouvrier mais un technicien) veille au bon fonctionnement des machines en les huilant régulièrement par exemple. Pour augmenter la productivité, l'employeur va décider d'embaucher un ouvrier supplémentaire pour augmenter le taux d'utilisation des machines. Il y a donc à présent 11 employés et la productivité a augmenté de 8% disons. Cependant, le taux d'usure des machines augmente et donc les interventions du régulateur doivent se faire plus fréquent. Embaucher un nouveau régulateur n'augmenterait pas la productivité car il s'inscrit dans un processus de qualité et non de production (et en plus comme c'est un technicien il coute plus cher que l'ouvrier). Du coup, si on veut embaucher un 12ème ouvrier, le gain en productivité serait plus faible du fait de l'usure encore plus forte des machines qui pourrait créer des pannes. Aussi, pour pouvoir continuer à augmenter la productivité, sans que le système s'effondre, on va demander aux ouvriers de faire eux même les actions les plus simples du régulateur (mettre un petit coup d'huile ou de tournevis ici ou là) et ainsi employer le régulateur pour des actions plus spécifiques.
Ce procédé est un procédé de multi-compétences (et non de multi-spécialisations: les ouvriers ne deviennent pas des régulateurs.) L'idée est de faire participer les agents de production aux fonctions supports les plus simples (la qualité notamment mais c'est aussi vrai pour le développement durable, la gestion des risques, la sécurité, etc...). Bien sur, cette logique à une limite organisationnelle: si le régulateur à 1500 employés a gérer, même s'ils font leur part de travail, il ne pourra pas le faire.

Voilà!

Sinon pour les autres questions... Le capital d'une entreprise n'as pas de lien avec le paiement des salaires. Une entreprise qui grandi beaucoup doit contrôler l'extension de son capital pour tout un tas de raison (maitrise du cours de l'action, prise de décision, risque d'OPA etc...) Le reste de tes questions je les ai oublié^^
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