Pour ma part, et n'ayant, je dois bien le dire, pas eu le courage nécessaire à la lecture des précédents posts, j'ai un avis bien particulier sur la question. Ainsi, merci d'avoir ouvert ce topic qui comme Wanakas, l'a souligné, est bien plus qu'une simple discussion de comptoir.
Le cannabis est dangereux, on le sait. Les nombreux spots publicitaires sont là pour nous le rappeler sans cesse, insistant sur les soi-disant séquelles inévitables que cela peut amener. Il est vrai, scientifiquement prouvé que cette drogue amène à des dérives comportementales dues à son utilisation régulière. Pour autant, la médecine le sait, ses bienfaits concernant la douleur sont eux aussi prouvés.
Concernant enfin, la question d'une éventuelle légalisation du cannabis, je ne vais pas me lancer dans une explication trop caricaturale, en "Je suis pour/contre". En effet, la réponse mérité nuance.
Nous remarquons que cette drogue est de plus en plus consommée, que cela soit par les jeunes ou non, contrairement aux idées reçues, accompagnant une idée d'une jeunesse qui se désagrège.
Alors, légaliser ne se trouvait-il pas être un moyen d'enrayer la machine. "Je ne serais pas sanctionné plus alors, à quoi bon trafiquer, à quoi bon lutter entre bandes rivales pour le monopole du marché ?" A contrario, et c'est en cela que la question est si délicate, on pourrait penser que le fait de légaliser la pratique amènerait à une consommation de plus en plus importante. Mias n'est-ce pas la volonté de braver l'interdit de cette pratique qui rend cela si usité (ici notamment par les jeunes individus). Une sanction plus douce, voire l'abolition de sanction peut parfois se révéler être plus efficace qu'un durcissement dans la loi. Cela fut le cas dans une expérience menée aux Etats Unis et en Norvèe, si mes souvenirs sont bons, concernant l'alcool.
Aux Etats Unis, on a instauré il y a quelques années de cela une période de "tolérance 0", où l'alcool était totalement prohibé, sous peine de sanction. Les dérives ont été plus nombreuses encore et les nouveaux crimes sont apparus (le fait de vouloir quand même se procurer de l'alcool). En revanche, en Norvège, le taux d'acoolémie toléré dans le sang était juste abaissé et de ce fait, les infractions se sont révélées être moins nombreuses. Il faut de par les expériences de ce type en tirer les conséquences qui s'imposent.
Parfois, ne pas vouloir sanctionner aveuglemment peut être un recours admissible, pour le bien de la société, pour le commun profit que la loi pénale tend à faire valoir.