Hello, je me propose de t'éclaircir sur la notion de clientèle.
En réalité, la jurisprudence est assez floue sur le fait que les franchises aient ou non une clientèle propre.
Première étape : Comprendre l'intérêt de cette distinction clientèle / achalandage
Je t'explique la partie en italique. Avoir une clientèle propre et autonome est extrêmement important. En effet un arrêt de 1837 explique que la clientèle "est l’élément le plus essentiel du fonds de commerce".
Lorsque l'on a une clientèle propre et autonome -> on a un fonds de commerce -> on a droit à la propriété commerciale -> en cas de non renouvellement on a beaucoup de tune
Lorsque l'on a au contraire une clientèle qui n'est pas propre et autonome, alors désignée sous le nom de l'achalandage -> pas de droit à la propriété commerciale -> pas de tune, le proprio peut ne pas renouveler le bail comme il le veut
--> L'enjeu est donc de savoir si les personnes qui sont franchisées ont droit à la propriété commerciale ou non
Une fois que l'on a compris ca, on peut apsser à la suite du raisonnement.
Deuxième étape : Comprendre la jurisprudence anarchique à ce sujet
Pas d'autonomie lorsque:
arrêt de 1973 = les distributeurs de carburant n'ont pas de clientèle autonome ( on va chez total parceque c'est total et non pas pour la qualité du pompiste)
1970 = pas de clientèle autonome pour le buffet-buvette des champs de courses (tu cites cet arrêt)
2003 = dans une galerie marchande, les horaires d'ouverture du commerçant sont imposés par cette galerie DONC, pour ce simple et unique fait -> pas de clientèle autonome
Néanmoins, autonomie lorsque:
19 mars 2003 : un chalet situé en haut des remontées mécaniques peut avoir une clientèle propre et autonome dans la mesure où la clientèle n'est pas seulement issue des remontées mécaniques : il y a des skieurs de fond, des randonneurs en raquette etc.. Critère quantitatif de la clientèle: il suffit qu'il existe une clientèle venant d'ailleurs.
Et enfin, arrêt qui risque de t'intéresser le + :
2002 : avant cet arrêt, il y avait un postulat comme quoi les franchisés n'avaient pas de clientèle propre (cf arrêt précité de 1973). Dans cet arrêt de 2002, on reconnait qu'un franchisé peut avoir une clientèle propre.
Troisième étape : comprendre l'apport de cette jp
La jurisprudence est donc abondante et peut paraitre contradictoire, mais il n'en est rien.
En effet, elle met en avant un critère bien particulier : il faut à chaque fois caractériser si la maitrise de l'exploitation est bien AUTONOME. Et c'est ca qui est le plus important.
En gros dans un cas pratique, tu donnes des exemples où on a reconnu l'autonomie, d'autres où cela n'a pas été le cas, puis dans la mineure tu regardes si l'exploitation est bien autonomie.
J'espère avoir été claire =) Je t'ai redonné les exemples de mon cours mais une fois que tu as compris la logique, apprends plutôt les tiens. si tu veux je dois avoir les dates précises des arrêts cités dans mon cours